mercredi 16 mars 2011

Le CTR (Centre de Traumatologie et de Réadaptation) en grève!

Le CTR (Centre de Traumatologie et de Réadaptation) situé sur le site Brugmann à Bruxelles était en grève ce mardi.

Il y a quelques semaines, le personnel de soin du CTR votait à plus de 90% une journée de grève. Ils et elles en ont assez et pressent leurs délégués de déposer un mandat de grève. Le principe qui freine habituellement les travailleurs de la santé de pratiquer des arrêts de travail est ici le moteur de leurs revendications et de leurs actions: l’intérêt du patient !

C’est pour défendre celui-ci que le personnel du CTR se croisait les bras ce mardi. Pas de revendication financière ! ''Nous ne sommes plus à même de remplir nos missions correctement'', explique Vito. ''Nous manquons de personnel. Et ce sont les patients qui en pâtissent. Nous ne demandons pas d’augmentation ou de primes, même si dans le secteur soins de santé c’est une revendication que bien sûr, nous soutenons. Nous voulons traiter nos patients avec respect, sécurité et avec l’excellence qui caractérise notre institution depuis si longtemps. Le personnel est sur les genoux et la direction n’entend rien !''

Une petite dizaine de patients ont insisté pour être présents sur le piquet. En solidarité avec leur personnel de soin. Ils sont venus en chaises et brancards roulants. (La centaine de patients qu’accueille le CTR sont tous des patients qui ont subis de graves traumatismes). Ils sont restés toute la journée et étaient loin d’être les plus silencieux ''En solidarité avec nos infirmières ! Plus de personnel pour le CTR !'' scandaient-ils.

Une quinzaine de membres du personnel étaient présents entourant leurs représentants dès 6h30 devant la porte principale barrée par des tables. Avaient répondu à l’appel à la solidarité : 3 délégués CGSP de Brugmann, 8 délégués SETCa des Cliniques St-Luc et autant du SETCa de l’Hôpital Erasme , la déléguée principale SETCa de l’Hôpital Edith Cavell et 2 permanents du secteur non-marchand du SETCa-BHV.

Des affiches étaient placardées sur la porte d’entrée et dans tout le bâtiment disant :

NOUS SOMMES POUR :

  • Un véritable projet d’institution
  • Un objectif pluridisciplinaire
  • Un centre d’excellence avec des moyens d’excellence
  • Une réelle sécurité des patients
  • Une direction cohérente
  • Plus qu’une belle façade
  • Sécurité et qualité de travail

LE CTR EN GREVE !!! ROUGE DE COLERE !!!

Rassemblement le 15 mars 2011

CAR ENSEMBLE ON EST PLUS FORT !!!''

Hier, le personnel du CTR était résolu, combatif, solidaire, avec des revendications claires et structurées. Certaines grosses têtes de la FGTB ont manqué une leçon. Ils auraient appris plus aujourd’hui sur la réalité du terrain que dans leurs groupes de travail.

Bravo le personnel du CTR !





mardi 14 septembre 2010

Grève des brancardiers à l'hôpital Brugmann

Après plusieurs mois de préparation, ce mardi 7 septembre, les brancardiers de l’hôpital Brugmann ont fait une journée de grève pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et pour défendre leur carnet de revendication. Leur demande principale est l’engagement de 4 ETP supplémentaires pour permettre d’assurer correctement leur travail. A coté de cette revendication, de nombreuses revendications portaient sur leur matériel, infrastructures,…

La question de l’augmentation de la charge de travail est d’une importance cruciale quand on voit la situation catastrophique et généralisée à l’ensemble des hôpitaux publics bruxellois. En effet, les activités n’ont cessé de croître et le personnel sur le terrain reste lui au même nombre. (*)

Cette situation n’est donc malheureusement pas isolée à la seule section transport. Le constat est le même dans l’ensemble des services. Le combat des brancardiers n’est donc qu’un premier pas et ne peut rester isolé pour connaître une fin heureuse. C’est ce qu’ils ont fait passer comme message durant leur grève hier. La quinzaine de brancardiers présents au piquet ont donc fait le tour des services pour expliquer leur combat, inviter les autres membres du personnel à les soutenir et à les rejoindre. Ce premier pas est positif et a su montrer la détermination existante chez les brancardiers malgré la tentative de la direction de saboter leur grève en faisant accomplir leur travail par d’autres catégories de personnel.

Parallèlement, la direction a d’ailleurs directement rencontré les grévistes pour entendre leurs revendications et a prit l’engagement de toutes les satisfaire, sauf sur les 4 ETP. Elle a fixé une deadline au 6/10 pour faire savoir sa réponse après une étude menée en interne. Les grévistes ont tenu une assemblée suite à ces propositions et ont décidé de suspendre la grève jusqu’à cette date en promettant de repartir en grève si leur demande d’engagements n’était pas prise en considération.

Cette expérience a été une première démonstration de force pour les brancardiers qui désormais se tiennent prêts à réagir dès que cela sera nécessaire. Leur combat est en fait celui de tous les travailleurs des soins de santé qui tous vivent aujourd’hui une dégradation de leurs conditions de travail et des soins aux patients. Seule la lutte paie !!

(*) « En passant de 587.000 à plus d'un million de patients en 2007, les consultations de ces hôpitaux ont ainsi accueilli quasi deux fois plus de visiteurs qu'en 1997. Les hospitalisations d'un jour ne cessent également d'augmenter dans le réseau, passant de 42.000 à plus de 51.000, entre 2005 et 2007 (source : Le Soir en 2009) »

samedi 3 juillet 2010

Plan d’attractivité pour la profession infirmière, Le Roi a signé.

tract SETCa

Secteurs fédéraux de la santé
PLAN D’ATTRACTIVITÉ POUR LA PROFESSION INFIRMIÈRE, LE ROI A SIGNÉ.

C’est fait. Si les employeurs ont refusé de conclure les conventions collectives concrétisant la mise en œuvre de l’Accord tripartite du 4 mars 2010 relatif à l’exécution du plan d’attractivité pour la profession infirmière, le Roi a signé en date du 22 juin 2010 l’AR proposé par la Ministre de la Santé et des Affaires sociales, Laurette Onkelinx, imposant les mesures au bénéfice des travailleurs.

Cet Arrêté Royal permet de concrétiser 2 mesures :
1. L’octroi d’une prime pour les titres et qualifications professionnels particuliers
2. L’octroi d’un supplément pour les prestations inconfortables
Il précise également le découpage des plages horaires d’une journée de travail.
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Les primes pour les titres et qualifications

LE MONTANT

- Prime annuelle de 1.113,80 €* pour les infirmiers détenteurs d’une qualification particulière*
- Prime annuelle de 3.341,50 €* pour les infirmiers porteurs d’un titre professionnel particulier* (* Titres et qualifications sont énumérés dans l’AR du 27 septembre 2006-Primes indexées)

LE SECTEUR DE TRAVAIL

- En hôpital, être occupé dans un service, un secteur, un programme prévoyant la spécialisation.
- En MR/MRS, exercer la fonction d’infirmier

LA DATE DE PAIEMENT

- En septembre de chaque année au prorata du temps de travail et du nombre de mois travaillés du 1 septembre de l’année précédente au 31 août de l’année en cours.

Les suppléments horaires

LES PERSONNES CONCERNEES, LES AIDES-SOIGNANTS AUSSI

- Le personnel infirmier et aide-soignant en hôpital, MR/MRS, MSP, soins à domicile, maisons médicales et HP au chevet du malade
- Le personnel exerçant la fonction d’éducateur dans les équipes psychiatriques dans les hôpitaux généraux, dans les hôpitaux psychiatriques et les MSP

LA FIXATION DES PLAGES HORAIRES

- Le jour, de 8h à 18h
- Le soir, de 18h à 20h
- La nuit de 20h à 6h
- Le matin, de 6h à 8h

LE SURSALAIRE POUR LES PRESTATIONS DU SOIR

- Sursalaire de 20% pour les prestations entre 19 et 20h quel que soit le jour de la semaine
- Le sursalaire des samedi / dimanche / jour férié est d’application s’il est supérieur aux 20%
- Les accords et usages locaux plus favorables pour les autres catégories professionnelles et dans les autres secteurs restent acquis

SURSALAIRE POUR LES PRESTATIONS DE NUIT

- Sur base des sursalaires existants, toutes les heures de prestation comprises entre 20h et 6h donnent droit à un sursalaire
- Il en va de même, pour les heures de prestation qui commencent avant 20h ou se termine après 6h dans la mesure où la prestation dépasse minuit.
- Les accords et usages locaux plus favorables pour les autres catégories professionnelles et dans les autres secteurs restent acquis.

La date d’entrée en vigueur

- La date d’application est fixée au 1 janvier 2010
- Les sursalaires nouveaux doivent être payés mensuellement dès le 1 juillet 2010
- Les sursalaires nouveaux pro-mérités pour la période du 1 janvier au 30 juin 2010 sont payés au plus tard le 1 juillet 2010 sous la forme d’une prime de rattrapage.
- Certains employeurs plus rébarbatifs pourraient attendre la parution de l’AR dans le Moniteur pour appliquer les mesures. Cette ultime bravade ne ferait que de reporter de quelques semaines ce qui restera de toute façon pour eux une obligation d’exécution.
- N’oublions pas que les employeurs bénéficient d’un financement de 90 millions d’euros pour exécuter ces mesures
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En savoir plus, besoin d’aide, …
N’hésitez pas à prendre contact avec vos délégués SETCa dans votre institution ou votre Régionale SETCa.

mercredi 9 juin 2010

cahier d'Hypertension de 8 juin 2010

Lisez le texte intégral ici.

mardi 18 mai 2010

Tract et affiche FGTB + front commun pour la manif du Non-Marchand de 8 juin

Les secteurs Non Marchand de la FGTB
Non Marchand, en avant !
POUR PLUS DE JOBS ET DE POUVOIR D’ACHAT
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Depuis plusieurs mois, nos cahiers de revendications pour les secteurs fédéraux, régionaux et communautaires ont été déposés. A aucun niveau les négociations n’ont véritablement commencé. Aucune prévision budgétaire n’a été formulée. Silence « assourdissant » chez les uns, mise en attente chez les autres, absence d’interlocuteur au niveau fédéral.Il est temps de réagir !
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Pour intensifier la pression sur la sphère politique
La prise en compte de nos cahiers de revendications doit constituer une des priorités pour tous les gouvernements. Nous l’avons déjà fait savoir. Vu le peu de résultats, nous devons maintenant intensifier la pression sur la sphère politique !
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Pour garder l’attention fixée sur le secteur Non Marchand
Le secteur Non Marchand est au cœur de notre système solidaire et fédérateur de sécurité sociale ! Il s’agit d’un secteur essentiel, encore plus en période de crise. Il est grand temps que les politiques s’en rendent compte et rencontrent les revendications des travailleurs du secteur.
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Pour lancer un message fort à des employeurs de plus en plus attentistes et antisociaux
Les patrons (sauf quelques uns) multiplient les blocages : ils refusent toujours de signer certaines conventions fondamentales. Lançons un signal fort à leur encontre.
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Unissons-nous face à cet immobilisme
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Manifestons ensemble avec tous les secteurs du Non Marchand à Bruxelles, le 8 juin prochain 10h30, Gare du Nord
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Un préavis de grève a été déposé dans chaque commission paritaire.
D’autres informations pratiques suivront encore ultérieurement.
Prenez contact avec votre centrale FGTB.
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Affiche et tracte du front commun syndical:

CNE - SETCa - CGSLB - CG FGTB - HORVAL FGTB - CSC Batiment/Industrie - CSC Services Publics
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jeudi 29 avril 2010

Les brancardiers du CHC Liège en grève!

Réaction des militants du secteur des soins de santé du PSL

Depuis vendredi passé (24/04), les brancardiers du CHC Liège sont partis en grève. La grève a ensuite été reconduite lundi soir suite au refus de la direction de satisfaire les revendications du personnel. Les brancardiers dénoncent la surcharge de travail et revendiquent donc l’engagements de minimum deux équivalents temps plein ainsi qu’une revalorisation salariale.
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Comme dans beaucoup de conflits sociaux, la direction essaye de monter le reste du personnel contre leurs collègues en lutte. Le travail des brancardiers est en effet assuré depuis de début de la grève par les stagiaires infirmières pour tenter de rendre leurs actions de grève inefficaces. La direction déclare : « Malgré une charge de travail importante, le personnel des unités de soins pallie donc le manque de brancardiers de manière à éviter de perturber le quartier opératoire, les services médicotechniques et, plus important encore, les patients. ». Une belle tentative de division en essayant de monter le reste du personnel de l’institution et les patients contre les travailleurs en action. Face à cette manœuvre inacceptable de la direction et cette nouvelle atteinte au droit de grève, les syndicats ont organisé une action de blocage de l’Unité administrative et logistique de l’hôpital. Les brancardiers tentent aussi d’empêcher d’autres catégories de personnel de brancarder à leur place.
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Dans ce même communiqué arrogant, la direction déclare qu’il est hors de question de céder aux attentes des brancardiers "ni sur la hausse barémique, ni sur l'engagement de deux équivalents temps plein (ETP) supplémentaires". Face à cette déclaration, les représentants des brancardiers ont déclaré qu’ils sont "vraiment déterminés à montrer qu'ils ne se laisseront pas faire et qu'ils iront jusqu'au bout de leurs revendications".La situation que vit le personnel du CHC Liège face à la surcharge et la dégradation des conditions de travail ainsi que sur les salaires de misère fait drôlement penser à celle de nombreuses autres institutions de soins belges.
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Utiliser l’argument du bien-être du patient dans ce contexte de grève est une attitude on ne peut plus hypocrite de la direction sachant la situation catastrophique dans laquelle se trouve depuis des années nos hôpitaux. C’est la politique du gouvernement et des institutions qui est responsable du mauvais accueil et des mauvais soins donnés aux patients et non pas le personnel qui est d’ailleurs le seul à vivre la réalité sur le terrain. Le manque de financement et l’augmentation considérable de la charge de travail sont à la base de l’ensemble des problématiques que vit le secteur. On est tous confrontés à cette volonté des différentes directions de vouloir nous faire faire toujours plus avec toujours moins de personnel sur le terrain.
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C’est pourquoi les membres et sympathisants du PSL actifs dans le secteur des soins de santé veulent féliciter leurs collègues de Liège et la détermination avec laquelle ils ont entamé leur combat. Il est aujourd’hui grand temps que nos syndicats organisent à l’échelle nationale un plan d’action d’envergure pour exiger un refinancement des soins de santé et un engagement massif du personnel nécessaire. Nous pensons aussi qu’il faut essayer à tout prix de ne pas se laisser isoler et qu’il est important d’essayer de construire la solidarité avec l’ensemble du personnel et des patients de nos institutions. C’est pourquoi nous exprimons notre totale solidarité avec les camarades du CHC de Liège et nous nous engageons à informer nos collègues partout ou nous sommes présents !

jeudi 25 mars 2010

tract Hypertension, édition Brugmann mars 2010

Hypertension Brugmann :
Hôpitaux publics en détresse : un plan d’action est nécessaire !

Ce n’est pas nouveau, depuis des années, l’ensemble des travailleurs des hôpitaux publics ressent au quotidien une dégradation accélérée de ses conditions de travail. En effet, depuis dix ans, les cinq hôpitaux publics bruxellois (réseau IRIS) ont vu leurs activités sans cesse augmenter. En passant de 587.000 à plus d'un million de patients en 2007, les consultations de ces hôpitaux ont ainsi accueilli quasi deux fois plus de visiteurs qu'en 1997. Les hospitalisations d'un jour ne cessent également d'augmenter dans le réseau, passant de 42.000 à plus de 51.000, entre 2005 et 2007 (source : Le Soir en 2009).

Nos directions s’en vantent bien évidemment, omettant les conséquences pour les patients et les travailleurs du secteur dans une situation où le personnel au service du patient, lui n’augmente pas ! Dans notre institution, soumise par la direction à un « plan social », on peut même dire que le nombre de travailleurs diminue (plus de 80 départs sont prévus). Cette croissance des activités augmente donc les rentrées financières, mais ne sert ni à l’engagement de personnel supplémentaire, ni à l’amélioration de nos conditions de travail ou encore à l’augmentation des salaires.

Les patients sont bien évidemment victimes de ces problèmes structurels. Avec le manque de temps et le stress du personnel, les soins aux patients ne peuvent se faire dans les meilleures conditions. Pourtant chaque travailleur fait clairement de son mieux pour pallier aux carences. Les heures supplémentaires accumulées en sont bien la preuve. Les patients ne sont pas des marchandises ou des chiffres comptables… pour le personnel en tout cas.

Pour la direction, le point de vue semble radicalement différent. Sous le prétexte d’un nouveau programme de gestion des heures, celle-ci n’à en effet rien de trouver de mieux que de vouloir « voler » une grosse partie des heures supplémentaires prestées.

Non contente de nous surexploiter pour son « équilibre budgétaire », la direction voudrait que cela ne lui coûte rien. Ceci ajouté aux intimidations et pressions individuelles (changements d’horaires constants, imposition de journées de 12h,…) sur les membres du personnel, il n’est pas étonnant que les tensions soient croissantes, que le nombre de burn-out explose et que beaucoup d’entre nous décident de quitter l’hôpital.

Il est grand temps que l’on s’attaque à cette situation catastrophique. Les actions de l’année passée contre la suppression des heures supplémentaires étaient un bon début dans ce sens. Il aurait fallu saisir l’occasion pour dénoncer le manque de personnel récurrent, la dégradation de nos conditions de travail,…en organisant un plan d’action mobilisateur. Il ne faut pas se voiler la face : les causes de l’explosion des heures supplémentaires par exemple sont toujours présentes et la situation ne va que s’empirer.

Il va être crucial dans les mois à venir de s’organiser et de s’unifier autour de revendications combatives pour construire un rapport de force sérieux face à la direction. Nous appelons tous les travailleurs, militants et délégués syndicaux à discuter et mobiliser autour d’eux et à engager la discussion avec leurs responsables syndicaux sur la nécessité d’une réaction organisée face à l’arrogance de la direction. On ne peut plus laisser faire !!

mardi 23 mars 2010

Une victoire pour les opposants à un Ordre Infirmier

Historique:
En 2008 la ministre Onkelinx demandait, dans le cadre de son "Plan d'attractivité de la profession infirmière " au Conseil National de l'Art Infirmier (CNAI) de donner un avis sur " l'opportunité de la création d'un Ordre Infirmier."

Aujourd'hui 18 mars 2010, après de nombreuses discussions, entre autre dans le Groupe de travail spécial du CNAI, et sans oublier la campagne du front commun syndical, la question fut soumise au vote de l'assemblée pleinière du CNAI. Il y eu concrètement un vote sur "l'opportunité de créer un Ordre de l'Art Infirmier ou un organe similaire". Résultat des votes: 5 pour, 8 contre, 1 abstention (le médecin qui siégeait)

En clair: le Conseil National de l'Art Infirmier donne un avis négatif au ministre en ce qui concerne la création d'un Ordre.

Mais la question d'un Ordre, comme le monstre du Loch Ness, remonte régulièrement à la surface... et rien n'oblige évidemment la ministre à écouter cet avis...

Espérons qu'il n'y ai PAS de suite!

Plus d'info:
le tract du front commun contre l'ordre infirmier
groupe facebook CSC Services Publics contre l'ordre infirmier
groupe facebook CNE contre l'ordre
groupe facebook front commun néerlandophone: BBTK- ACV Openbare Diensten- ACOD

jeudi 4 septembre 2008

HOPITAL FRANCAIS: messages SETCa-BBTK

COMMUNIQUE DE PRESSE SETCA-BBTK 03/09/2008

Cher(e)s Collègues,

L’action prévue par les délégués de l’Hôpital français ce vendredi après-midi est suspendue jusqu’à la fin de la semaine prochaine.
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Pour rappel, les liquidateurs de l’Hôpital français, refusaient de payer le mois d’août aux travailleurs protégés qui n’avaient toujours pas retrouvé d’emploi et qui ne pouvaient donc pas bénéficier des allocations de chômage.
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Une réunion ce matin a permis de trouver un accord avec les liquidateurs. Ils sont d’accord de payer les 20 travailleurs concernés (13 SETCa et 7 CNE). Ils sont d’accord de donner les documents sociaux à tous les travailleurs protégés.
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Les organisations syndicales ont promis d’envoyer un courrier à tous les autres travailleurs protégés pour leur demander à partir de quand ils avaient retrouvé un travail et éviter ainsi le paiement d’une double rémunération.

Là ou un désaccord subsiste c’est que les liquidateurs ne sont pas d’accord de payer l’indemnité de rupture due à tous les travailleurs licenciés de l’HF qui ont retrouvé un travail avec reprise complète de l’ancienneté !

Nous nous revoyons à ce sujet et pour faire également l’inventaire de problèmes non résolus vis-à-vis des déclarations de créances des travailleurs, le 13 octobre à 10h chez Maître DAL.
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Message SETCa-BBTK 02/09/2008

AUX MILITANTS DU SECTEUR NON MARCHAND

APPEL A LA SOLIDARITE – HOPITAL FRANCAIS
VENDREDI 5.9.2008 – 15 HEURES – AVENUE LOUISE

Cher(e)s Collègues,
Nous vous demandons de prendre connaissance du communiqué de presse diffusé ce 1er septembre 2008.
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« Les liquidateurs de l’Hôpital Français ont licencié les travailleurs protégés de l’hôpital français le 26 août.
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Jusque là, je n'ai pas de problème.
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En effet, si la demande était faite par les liquidateurs le 25 juin 2008 à la commission paritaire de lever les protections des travailleurs protégés (au sens de la Loi sur les élections sociales CE et CPPT) et sans réponse de la CP, ils pouvaient donner les préavis.
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Mais les travailleurs apprennent, le jour où ils sont licenciés, qu’ils ne seront pas payés pour le mois d’août alors qu’ils l’ont été jusque là !
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Il s’agit d’une vingtaine de travailleurs qui n’ont pas encore retrouvé d’emploi et qui ne pouvaient pas s’inscrire à l’ONEM et au chômage puisqu’ils étaient toujours sous contrat de travail, sans travail...
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La réponse des liquidateurs est, de manière simplifiée, qu’ils ne veulent pas créer de discrimination avec les autres travailleurs !
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Pourquoi ont-il payé à ces travailleurs protégés déjà un mois de plus que les autres (juillet) et soudainement mangent leurs engagements et décident tout d’un coup de ne plus payer le mois d’août !
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Les travailleurs concernés iront personnellement dire ce qu’ils pensent de tout cela, après s’être inscrit au CPAS, c’est tout ce qu’ils peuvent faire aux liquidateurs mercredi 3 septembre le matin !
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Décidément, le sort s’acharne bien fort sur des travailleurs déjà bien ébranlés par cette catastrophe sociale... »

Nous vous demandons de manifester votre solidarité vis-à-vis de ces travailleurs ce vendredi 5 septembre à 15 heures, avenue Louise, 99 – 1050 Bruxelles, à moins que la situation se débloque d’ici là.
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Veuillez téléphoner à notre secrétariat afin de vous assurer du maintien ou non de cette action
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ENSEMBLE, ON EST PLUS FORTS !

dimanche 18 mai 2008

Hôpital Français [suite 2]

Fin de semaine passée, je vous faisais part des actions entreprises par les travailleurs de l’Hôpital Français. Voici quelques nouvelles de la suite des événements:

-Les travailleurs voulaient occuper le site jusqu’au mardi 13/5
Le samedi 10, les travailleurs ont trouvé le site fermé et surveillé par des vigiles d’une firme de surveillance privée.

-Les travailleurs seraient payés mais ne devaient pas prester les heures.
La direction « réquisitionne » les présents et les fait ranger, nettoyer, inventorier, emballer les draps, etc… Ils ne sont admis sur le site qu’entre 8h et 17h. Le salaire est garantit jusqu’au vendredi 16/5.

-Des repreneurs s’étaient fait connaître.
* Piste « Ville de Bruxelles-Erasme » (Non-marchand public)
+/- 250 ETP repris
* Piste « St-Luc – St-Jean » (Non-marchand privé subsidié )
Déclaration d’intention mais peu ou pas de chiffres ou d’éléments concrets.
Ils devaient remettre un dossier fin mai début juin.
* Senior Assist (Privé du secteur des Maison de retraites)
Transformation en Home ou en Maison de Retraite et de Soin
Je n’ai pas d’autres infos si ce n’est que cela implique des travaux de rénovation.
Quid des reprises de personnel ?
D’autres sources disent que Senior Assist ne serait prêt à reprendre que les seuls bâtiments.

-AG du 13/5
Le permanent SETCa/BBTK francophone Y. Dupuis étant dans l’impossibilité de venir, c’est son collègue néerlandophone R. Reynders qui vient épauler la délégation SETCa.
Une bonne centaine de travailleurs sont présents.
Il y a du avoir un bug lors de la fixation du RV car la CNE ne se présente pas, pour eux l’AG
devait avoir lieu le lendemain. Cela a, malheureusement créé une tension et de la suspicion entre les deux délégations.
Après avoir attendu la CNE l’AG a quand même eu lieu. La position du SETCa a été soumise aux travailleurs.
Le Setca soutien la piste « Ville de Bruxelles-Erasme » qui garantirait le plus de travailleurs repris.

-Plus de sous.
Le BMF (Budget des Moyens Financiers) est effectivement bloqué à la banque.

Toute cette situation finit quand même par éroder la combativité des travailleurs. Certains finissent par se dire qu’une liquidation judiciaire serait préférable car ils pensent qu’ils toucheront leur argent plus vite.
Pour les délégués, l’impression est que tout le monde est à bout.

Arrivée de l’administrateur provisoire Mme Linday vendredi 16

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’évolution (la dégradation ?) de la situation.

samedi 10 mai 2008

Hôpital Français [suite]

La proposition d’administrateur provisoire a été acceptée par les travailleurs présents et leurs représentants syndicaux.
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C’est une juriste spécialisée dans ce genre d’affaire appartenant au SFP Emploi (Ministère du Travail) qui assumera cette tâche et fera le relai entre les différentes parties et les repreneurs potentiels.
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Les travailleurs continueront à être payés mais ne devrons pas prester les heures de travail. Ce qui n’est pas un cadeau de la direction. Il n’y a plus de médecin en suffisance, le site est à l’arrêt et toujours pas de sous pour faire tourner l’outil.
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Dès lors, la direction a été libérée vers 22h.
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Les délégations se réuniront mardi 13/5 pour faire le point et une Assemblée du personnel se tiendra mercredi 14/5.
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En attendant les travailleurs refusent de quitter le site et assurerons une occupation de l’institution jusqu'à mardi.
I
C’est dans le combat en commun que la force de la classe ouvrière montre toute son ampleur.
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Bien sûr les travailleurs ont obtenu une petite bouffée d’oxygène. Mais ils ont gagné une bataille, la direction n’a pas su euthanasier l’hôpital. La lutte ne fait que commencer mais les travailleurs de l’Hôpital Français pourront, dans cette victoire, puiser la force de continuer.

« Qui lutte peut perdre.
Qui ne lutte pas a déjà perdu… »

Hôpital Français. La direction séquestrée par les travailleurs excédés

Depuis quelques temps déjà l’ASBL Hôpital Français connaissait de graves problèmes financiers. Des bruits de reprises couraient fréquemment.

Actuellement l’Hôpital Français est sous assistance respiratoires et ses fonctions vitales sont a l’arrêt. Il ne lui est plus possible de vivre par lui-même Un repreneur est attendu de toute urgence. Plus de sous et les banques ont coupé les lignes de crédit.

L’hôpital est quasi en faillite et le directeur médical a contacté les ministres de tutelle des 2 communautés et leurs a fait part de son impossibilité d’assurer le suivit des soins.

Des repreneurs ont fait des propositions et les syndicats négociaient avec la direction une reprise acceptable pour le maximum des travailleurs de l’institution.

Mercredi 7 à 11h, la direction devait indiquer son choix (dernière limite fixée par le personnel). Demande de la direction de reporter au lendemain jeudi 8 à 11h.
Les travailleurs acceptent.

Jeudi 11h : la direction redemande un report de 24h. Bon mais c’est le dernier !

Vendredi 11h les délégués et les permanents se présentent à la réunion avec la direction… pour s’entendre demander un nouveau report jusqu’à mardi !

Les travailleur se fâchent et ferment tout les accès. La direction est séquestrée et ne sera libérée que lorsqu’une solution sera trouvée.

-« Ca fait des mois qu’ils se foutent de notre gueule mais là l’hosto est en faillite et la seule chose qui fait que c’est pas tout à fait mort c’est que il nous reste l’accréditation. On peut toujours rouvrir et rester un hôpital. Mais c’est plus qu’une boite vide : y’a plus aucun patient, deux ont été opérés ce matin et directement transférés ailleurs, des médecins sont déjà partis ailleurs, du petit matériel a déjà été embarqué hier et SODEXO (qui exploitent les cuisines -et accessoirement les travailleurs !) est venu rechercher les denrées périssables. »
-« Et là ils veulent nous faire attendre encore jusqu'à mardi ? Pas question !!! Ils resteront là jusqu’à ce qu’ils aient trouvé une solution ».

A 16 h la détermination des travailleurs est toujours solide.
« Il y a deux pistes sérieuse avec reprise d’une partie du personnel. Un cartel d’hôpitaux publics et un groupe d’hôpitaux privé (ASBL financées par l’état).
Pour nous le personnel, c’est clair. Il faut sauver l’emploi ! Nous soutiendrons la proposition qui assure au maximum de travailleurs d’être repris. »

A 17h la direction avait peut-être trouvé une piste par une acrobatie légale

Eviter la liquidation judiciaire (le juge désigne un curateur qui va prendre la solution la plus simple pour rembourser les créanciers) en prenant un administrateur indépendant dans le conseil d’administration qui peut alors, lui, désigner un curateur qui prendra en compte les négociations préalables.

A suivre…

lundi 5 mai 2008

Accord fédéral 2005-2010 insuffisant...

IL FAUT DE L'ACTION MAINTENANT!
Lors du vote de l’accord fédéral actuel en 2005, beaucoup doutaient que celui-ci puisse être suffisant pour remplir les besoins immédiats du secteur. Cela fut illustré, surtout à la FGTB, par le résultat du vote: la plus grande section du Setca Bruxelles-Hal-Vilvorde avait rejeté l’accord à 90%. Finalement, tant la Setca que la Centrale Générale ont accepté l’accord à respectivement 68% et 73%. Il y avait également du doute au sein de la LBC et de la CNE, mais pour l’une ou l’autre raison cela ne s’est pas traduit dans le résultat du vote. Finalement, le sentiment d’avoir obtenu le maximum possible a été décisif. Beaucoup a certes été arraché, mais cela ne diminue en rien le fait que seulement 14% des revendications ont étés reprises dans cet accord.

Aujourd’hui, en 2008, nous avons atteint la phase d’alarme ‘rouge’ sur le lieu de travail. Entretemps, nous sommes liés pour encore 2 ans à un accord insuffisant qui ne sera appliqué complètement qu'en 2015.

Le manque aigu et chronique de personnel est plutôt la règle que l’exception, et ce alors que la charge de travail s’accroît systématiquement (entre autres à cause du vieillissement et de l'augmentation des tâches administratives). Les heures supplémentaires atteignent des chiffres astronomiques (par milliers par hôpital), et la récupération reste lettre morte (sans parler du paiement); et nous pourrions continuer la liste encore longtemps...

Comme la LBC le dit correctement dans son tract, il faut d’urgence plus de mains dans notre secteur. Déjà plus de 2.000 soignants ont obtenu le diplôme d’infirmier via un projet spécial de formation. Malgré le fait qu’il y ait des centaines de candidats pour l’année scolaire suivante, le projet n’est plus prolongé, ‘il n’y a pas d’argent’.

PAS D'ARGENT ?
Pas d’argent, alors que les baisses de charges aux patrons atteignent des milliards d’euros par an. Il suffit de citer l’intérêt notionnel … du profit pur qui disparaît dans les poches des grands actionnaires. Toute une série d’entreprises du Bel 20 ne paient pas un centime d’impôts. Il y a bien de l’argent, mais le gouvernement préfère jouer les Robin des Bois à l'envers : voler les poches des travailleurs pour donner aux riches.
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POUVOIR D'ACHAT: dans notre secteur aussi, très problèmatique!
Du pouvoir d’achat par des augmentations salariales !


Pendant que notre secteur se trouve en queue de peloton en terme de conditions salariales (malgré les conditions de travail hyper flexibles) nous sommes liés à un plan quinquennal. D’autres secteurs peuvent corriger la situation tous les deux ans via un Accord Interprofessionnel (AIP). Les ‘cacahuètes’ que nous avons obtenu dans l’accord actuel ne suffissent pas à compenser la montée du coût de la vie, sans même compter le retard salarial par rapport à d’autres secteurs.

Ces 6 derniers mois, les prix des produits de base ont augmenté en moyenne de 13%, selon une enquête réalisée dans les grandes surfaces de Delhaize, Colruyt et Carrefour par le journal télévisé de la VRT (19 avril 2008)

Selon une étude récente de la FGTB, 20% des travailleurs actifs font partie de la catégorie des‘travailleurs pauvres’. Ces gens ne sont plus capables de se payer des concerts ou une soirée au cinéma, ils ne peuvent pas s’acheter une maison ou voyager. 35% de ceux qui ont répondu à l’enquête disent avoir des difficultés pour payer les études de leurs enfants, 37% affirment ne pas pouvoir épargner. Le phénomène de ‘working poor’ se développe principalement dans le secteur public et … dans le non-marchand.

Les ‘cacahuètes’ dans l’accord actuel se résument à la prime ‘d’attraction’ et à l’augmentation de la prime de nuit et de celle du dimanche et des jours fériés de 50 à 56 %. Pas vraiment spectaculaire. Les primes ne sont pas reprises dans le calcul de la pension, et sont plus faciles à retirer. La seule solution pour le pouvoir d’achat, c’est une augmentation considérable des barèmes. Un 13ème mois complet et une augmentation des primes pour les prestations irrégulières restent à l’ordre du jour.

DES ACCORDS DE 5 ANS NE FONCTIONNENT PAS DANS LA VIE REELLE

Vu l’évolution dans notre secteur, il est nécessaire de suivre le tout avec une vision à plus long terme. Il ne s’agit pas seulement des conditions de travail, mais aussi de l’état général des soins de santé dans le pays. De mauvaises conditions de travail laissent la voie à une commercialisation accrue et le développement de soins de santé à plusieurs vitesses. Les travailleurs en sont doublement victimes : en tant que travailleurs et en tant que patients.

L’accord interprofessionnel biannuel ne s’applique pas au non-marchand SAUF si c’est pour nous serrer la ceinture, ou pour une détérioration des conditions de travail, comme le crédit-temps lors du pacte de solidarité entre les générations. Le non-marchand ne participe qu’aux désavantages de l’AIP, à quand les avantages? Peut-être que des accords bi-annuels c'est un peu trop, mais une ‘évaluation partielle’ devrait être possible.

La colère Blanche à réinventer:
Pour un front commun syndical honnête et constructif!

Il est nécessaire que les directions nationales des syndicats, ensemble avec les militants de base, tirent des leçons de la colère blanche précédente, tant sur le plan des revendications, que sur le plan des méthodes d’action (organisation et planification) et des résultats obtenus. Les conclusions devraient alors aboutir, via une discussion aussi large que possible en front commun syndical, en un plan d’action détaillé pour la prochaine colère blanche.
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Dès le début de la Colère Blanche un ultimatum clair et concret pourrait être posé au gouvernement. Et ceci accompagné d’un plan d’action, qui construit petit à petit les actions et mène à un point culminant avec un maximum d’impact (coordonné tant sur le plan national que sur le plan provincial et local). Si on passe à l’action, il faut que les gens aient une perspective claire. La fin relativement chaotique du mouvement précédent avec ‘la grève au finish’ n’avait pas eu un effet favorable (cela ressemblait plus à l’étouffement de la grève)
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article du tract Hypertension, 30 avril

dimanche 4 mai 2008

LES LEÇONS DE LA COLERE BLANCHE EN FINLANDE EN 2007

RESULTAT: UNE AUGMENTATION SALARIALE DE 22 A 28 %, ETALEE SUR 4 ANNEES !

L’année passée, les soignants finlandais, avec leur syndicat TEHY, ont obtenu une victoire spectaculaire par leur positionnement ferme. La raison du mouvement était la baisse du pouvoir d’achat et la fuite massive d’infirmiers vers les autres pays scandinaves, où les salaires et les conditions de travail sont nettement meilleures.

Tout un plan de campagne avait été élaboré et une piste tout à fait inorthodoxe a été suivie: la menace de démission collective en masse … par les travailleurs. D’ans un premier temps, des grèves traditionnelles, des manifestations et des arrêts de travail se sont tenus afin de préparer l’ultimatum. Les démissions en masse devaient se faire en plusieurs vagues, et les militants syndicaux auraient eu droit à une indemnité de grève tant qu’il n’y aurait pas eu une solution avec réembauche de tout le monde.

Mais ça n’a pas été jusque-là. Malgré le vote d’une loi d’urgence au parlement lors du weekend précédant la fin de l’ultimatum, le gouvernement et les employeurs n’ont pas osé aller à la confrontation avec le syndicat des infirmiers (TEHY). La loi d’urgence aurait rendu possible la réquisition des travailleurs, même après leur démission. Mais il était clair qu’une partie importante des infirmiers n’auraient pas accepter les réquisitions : soudainement beaucoup d’entre eux avaient complètement disparu …

Malgré la forme drastique d’action, qui menaçait de mettre à l’arrêt les soins de santé dans leur totalité, les acteurs avait un soutien large dans l’opinion publique. Le gouvernement avait pourtant déjà organisé des ponts aériens vers d'autres hôpitaux en Europe pour gérer les cas les plus graves …
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LEÇONS POUR LA BELGIQUE ?

L’impact des actions de grèves dans notre secteur est, comme en Finlande, plutôt limité, à cause des réquisitions massives, qui dans beaucoup de cas ont l’effet pervers que durant les grèves, il y a plus de personnel présent que d'habitude vu le contrôle supplémentaire.

Des manifestations sont utiles pour annoncer nos revendications à un large public et pour mobiliser afin d’impliquer un maximum de collègues dans l’action. Comme moyen de pression sur le gouvernement et les employeurs, c’est beaucoup moins utile: à Bruxelles il y a quotidiennement diverses manifestations...

Il y a lieu de réfléchir sur ce qu’est un ‘vrai ultimatum’. Le bas taux de syndicalisation dans le non-marchand belge est plutôt un obstacle pour initier des actions collectives dures et rapides ... il faudra en tenir compte. Un autre élément perdra toujours plus de sa valeur : l'idée de soi-disant ‘intérêts communs’ entre les travailleurs et les employeurs (lesquels veulent le plus de subsides possibles afin de pouvoir en mettre davantage dans leurs poches). La compétition croissante entre hôpitaux, entre autres par la commercialisation rampante, se fera sentir de plus en plus sur le lieu de travail par une politique de plus en plus répressive envers le personnel. Dans les maisons de retraites commerciales, nous en avons déjà un avant-goût !
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article du tract Hypertension, 30 avril

samedi 3 mai 2008

MALAISE DANS LES HOPITAUX PRIVES A BRUXELLES…

Selon différents directeurs d’hôpitaux, durant les 5 années à venir, entre 1.000 et 2.000 lits se perdront à Bruxelles.
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En-dehors de la question qu’il y ait oui ou non une surcapacité de lits à Bruxelles, ce détricotage se fera sur le dos des travailleurs et des patients. A cause d'une mauvaise gestion, beaucoup d’hôpitaux ont accumulé des dettes énormes, mais cela n’inquiètera pas les directions. Ce ne sont pas elles qui devront chômer ou attendre qu'un lit se libère lorsqu’elles seront malades! Les hôpitaux privés, qui n’ont rien à craindre ces prochaines années et semblent donc en bonne santé financière, se comptent sur les doigts d’une main.

Les premiers dominos sont déjà tombés avec le licenciement collectif à St. Etienne ainsi qu'à l’hôpital Français qui est, depuis le 7 avril, dans la première phase de la loi Renault. A Erasme, on s’attend à une restructuration considérable à partir de juin. A St-Luc on a accumulé une dette sérieuse. Les ‘tendances pharaon’ (ç.-à-d.: toutes sortes de projets de construction) de la part des directions n’y sont pas étrangères. On veut augmenter encore plus la flexibilité du personnel, mais on l’appelle différemment : ‘rentabiliser’.

Vu l’impact social de cette évolution en terme d’emplois et de services à la population, nous ne pouvons pas laisser traîner les choses en longueur.

Au lieu de s’attaquer à la vague de restructurations hôpital par hôpital, il nous faut une initiative syndicale unie au niveau de Bruxelles…
afin de réveiller les responsables politiques et de leur mettre devant leurs responsabilités. Il y a beaucoup trop peu de contrôle de la part des autorités sur la manière dont les directions hospitalières utilisent les moyens de la communauté.
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article du tract Hypertension, 30 avril

Des solutions créatives...

Photos de la manif du 30 avril

Plus de photos sur le blogspot néerlandophone Polsslag

mardi 29 avril 2008

Hypertension pour la manif Non-Marchand du 30 avril

Vous pouvez lire le tract de Hypertension qui a été distribué sur la manif du 30 avril (4 pages) ici