jeudi 24 novembre 2011

lundi 13 juin 2011

Démonstration réussie ce 9 Juin : perspectives ...

"Une énième ballade en ville" ou le coup d'envoi d'une nouvelle lutte pour l'acceptation de toutes nos revendications?

Nous étions 16.000 manifestants (selon la police) à Bruxelles. La plus grande manifestation du secteur social depuis la présentation du carnet de revendications début de l'année dernière. La solidarité intersectorielle est grande.

Il y a aussi un grand soutien des clients, des résidents, des participants, des patients, des personnes âgées et d'autres personnes nécessitant des soins envers les travailleurs du secteur Non-Marchand, tout comme celui de leurs familles et de certains employeurs (tout relatif soit-il). Nos décideurs politiques appartiennent à un autre groupe. En tant que complices (in?)conscients du capital, leur mission est de s'attaquer au secteur Soins de Santé pour, ensuite, le livrer au secteur privé. Lequel n'est intéressé que par de gros profits pour les actionnaires. La Colère Blanche ne laissera pas cela se produire. La manifestation nationale le 9 juin n'a été qu'un simple avertissement. Le secteur ne s'est jamais montré au maximum de sa puissance, mais s’il n'y a pas rapidement un accord pluriannuel sur la table, un changement pourrait bien produire.

Dans un secteur de plusieurs centaines de milliers de travailleurs et d'encore plus de sympathisants réside une grande force, la force de son nombre. Si elle est utilisée, de véritables pas en avant sont une perspective très réelle. Que tous les travailleurs soient impliqués dans la lutte est loin d'être évident. C'est pourquoi, il est nécessaire qu'un plan d'action clair soit élaboré. Pour être efficace, ce plan d'action doit transcender les sous-secteurs et les frontières syndicales et être accompagnée d'une campagne de solidarité et d'information vers un large public. La période d'été est idéale pour un accord interne et mutuel des divers groupes d'intérêt au sein du Non-Marchand. De cette façon, un plan pourrait être proposé en septembre. Un plan d’action (de grève) qui augmente systématiquement en rythme et en volume, mais aussi qui puisse perdurer pendant une période relativement longue et ne sera levé que lorsqu'une proposition acceptable nous soit apportée.

Secteurs fédéraux: rien de nouveau sous le soleil ...

Personne ne peut nier que des mesures supplémentaires sont nécessaires. Après la manifestation, cette nécessité est confirmée par les secrétaires syndicaux qui donnent un rapport des négociations avec les ministres compétents. Par deux fois cette semaine, des entretiens ont eu lieu, au niveau fédéral, au 16 rue de la Loi. Les ministres Onkelinx (PS, vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la santé en affaires courantes), Milquet (CDH, vice-premier ministre pour l'emploi et l'égalité des chances en affaires courantes), et un employé de Leterme (CD&V et Premier ministre en affaires courantes). Les syndicats y ont appris que la Belgique n'a pas de gouvernement fédéral, mais qu'un formateur est nommé et qu'un gouvernement peut être formé. Force est de constater que leurs interlocuteurs ne manque pas d'humour. Les syndicats ont simultanément reçu l'information qu’aucunes négociations ne pourraient être engagées, mais qu’il y a la possibilité de mettre sur pied un groupe technique de travail chargé de préparer ces négociations. Pour finir, ils ont aussi appris qu'il n'y aurait pas de 2ème mini-accord et que les syndicats devront faire des choix dans leurs revendications. Encore de l'humour?

Secteur Flamand: La force de l'inertie malgré la date de fin des négociations.

Au niveau flamand, on a déjà négocié pendant environ un mois, mais il n'y a guère d'avancées. C'est seulement au niveau de la classification des fonctions des salariés qu'il y a des voix agréables. Le 13ème mois et les autres conditions salariales n'ont été évoqués qu'en passant, tout comme le décommercialisation et la perte de qualité des soins, ce sur quoi les syndicats voulaient entendre une position claire du gouvernement. Les mesures d'augmentation de la qualité telles que la réduction de la charge de travail et l’engagement de personnel supplémentaire n'ont pas encore été abordés. A cinq manches de la fin, la marche de manœuvre sera étroite pour finaliser un préaccord avant le 29 juin, date de fin des négociations. Les directions syndicales prévoient également une évaluation négative par la base, dans la perspective d'un accord acceptable plutôt maigre.

Au niveau flamand et fédéral ce sera donc, selon toute probabilité, reporté à après l'été. Nous appelons donc dès maintenant pour un large accord interne et entre les divers groupes d'intérêt au sein du secteur Non-Marchand.

De bons soins et le bien-être sont des éléments extrêmement importants de la vie en société, mais qui sont, dans la logique capitaliste actuelle, très difficiles à atteindre, et encore plus quand il s’agit de préserver ce qui existe déjà. Il est donc nécessaire que, en plus de l'acceptation des revendications syndicales, les luttes de la Colère Blanche soit une extension d'un combat politique pour un service de santé gratuit aux mains du public, où toute forme de participation du secteur privé soit bannie. Un tel Service de Soins de Santé ne peut exister que quand il est sous le contrôle de la population. Ce qui met en avant l'appel pour un nouveau parti des travailleurs. En attendant un tel parti, nous continuons avec Hypertension à rassembler des syndicalistes de lutte et des militants issus du secteur, au-delà des frontières syndicales pour, d'une manière critique, faire pression sur les syndicats pour ne pas laisser la lutte s'essouffler et s'éteindre mais se développer.

vendredi 10 juin 2011

La Colère Blanche du non-marchand dans les rues de Bruxelles

L'an dernier, à cette époque, il y avait déjà eu une grande manifestation du personnel du non-marchand et, cette année encore, une manifestation a réuni hier environ 16.000 travailleurs. Les négociations concernant les salaires, les conditions de travail et l'engagement de plus de collègues n'aboutissent pas. Ce secteur très diversifié souffre d'un même problème : un manque cruel de moyens. Pour sauver les banques ou participer à une guerre impérialiste en Libye, les moyens ne manquent pas. Mais lorsqu'il s'agit d'offrir des soins de santé ou un acceuil décent pour les personnes âgées,... là, les caisses sont "vides".

* reportage photo 1 socialisme.be
* reportage photo 2 socialisme.be
* reportage photo SETCa-FGTB CHIREC
* tract Hypertension en PDF

Soins de santé: A la mesure du budget ou à la mesure des nécessités?

La colère blanche du non-marchand

Très exactement un an après avoir manifesté à 15.000 à Bruxelles, la colère blanche redescend à nouveau dans les rues le 9 juin. L’an dernier, les syndicats ne sont pas restés sans bouger, au contraire du gouvernement et des employeurs. Les nombreuses actions et grèves n’ont reçu comme réponse qu’une poignée de petites réunions de négociation au niveau flamand, et le gouvernement fédéral s’est contenté d’une politique de diviser-pour-régner. Le gouvernement fédéral, en affaires courantes, prétend ne pas pouvoir prendre de décision dans le secteur des soins de santé mais, par contre, il n’a eu aucun problème à décider de participer à une guerre en Libye

Mener des actions, ça paye ! C’est ce que prouve la nouvelle proposition du gouvernement flamand du 2 mai, après la manifestation réussie du 29 mars. Le budget pluriannuel des secteurs flamands a visiblement été accru, passant de 147 millions d’euros à 210 millions. La manifestation nationale du 9 juin de TOUS les secteurs (y compris francophones, qui n’étaient présents le 29 mars que via une petite délégation plus symbolique qu’autre chose) du non-marchand tombe donc en plein milieu des négociations qui pourraient être conclues fin juin. La pression supplémentaire de la mobilisation ne sera pas de trop. Le résultat des négociations sera connu début juillet.

Une autre preuve du fait que partir en grève est bien utile, est la conclusion de l’accord de protocole du 21 février concernant les 500 équivalents temps plein supplémentaires d’ici 2014 dans le secteur handicap en Flandre, après quelques actions de grève réussies. La pression issue de l’intensification des actions, en temps, en étendue et en force, a poussé le ministre à céder. En 1983, l’encadrement du personnel prévu par la loi a été gelé, et c’est cela qui selon les syndicats conduit à un manque de personnel (actuellement estimé à 2.200 équivalents temps plein). Les 500 emplois supplémentaires promis ne doivent constituer qu’un début mais, sans actions, on en serait resté à une tape amicale sur l’épaule de la part du ministre. En opposition aux secteurs flamands, les secteurs fédéraux (hôpitaux, maisons de repos,…) restent sur leur faim depuis déjà un bon bout de temps. Une solution intermédiaire a été trouvée pour ces secteurs avec un mini-accord (d’une valeur de 50 millions d’euros pour les secteurs public et privé ensemble) pour cette année seulement. Reste à voir dans le courant de cette année si l’on en verra l’application, aussi petit soit-il, car les employeurs freinent des quatre fers.

Les syndicalistes savent bien que si aucune discussion ne commence après la manifestation du 9 juin, des actions plus dures devront être préparées pour septembre afin d’accroitre la pression avec de véritables grèves au lieu de manifestations.

Égoïstes ou utiles à la société ?

Les revendications du personnel ont été rejetées par les gouvernements et les employeurs comme étant trop irréalistes et trop chères. Les médias ont été manipulés grâce à de faux rapports et à des chiffres trafiqués. Le ministre Vandeurzen (CD&V) a déclaré que les syndicats donnent une image tronquée des salaires de départ dans le non-marchand, et qu’une enquête de la KULeuven et de Vacature déclare que le personnel infirmier débutant appartient à la catégorie la mieux payée pour de jeunes diplômés.

Ce que cette étude passe allègrement sous silence, c’est qu’il s’agit d’un salaire incluant les primes de soirée, de nuit, de week-end et les jours fériés. Une étude plus objective, effectuée par le HIVA (Institut de recherche pour le travail et la société) a démontré que les salaires du non-marchand sont en réalité inférieurs de 10,5% en moyenne par rapport à ceux des fonctions équivalentes d’autres secteurs. Pour les employeurs, la solution, c’est de recourir au personnel infirmier polonais. Ne parlons pas encore du salaire et des conditions de travail pour ces employés...

Pour un service national et gratuit de soins de santé

Les gouvernements sont complètements opposés aux associations de patients et aux syndicats. Ils veulent des soins de santé basés sur des budgets d’austérité tandis que le personnel et les patients veulent des soins de santé basés sur leurs besoins. Pour la Banque Nationale de Belgique, les dépenses de soins pour une personne âgée de 70 ans reviendraient en moyenne à 3,5 fois ceux de quelqu’un de 35 ans. A 90 ans, les dépenses seraient 12 fois plus élevées. Le gouvernement aime citer ce type de chiffres, histoire de défendre la nécessité d’économies budgétaires ou pour nous convaincre d’accepter de devoir travailler plus longtemps. Pour les syndicats toutefois, ces chiffres reviennent surtout à dire qu’il faut ajuster les moyens financiers aux besoins du secteur.

Les différents partis politiques veulent s’en prendre à la norme de croissance du budget des soins de santé et sont favorables à une commercialisation accrue du secteur sous prétexte de limiter ainsi les dépenses publiques de la sorte. Les syndicats doivent s’opposer à ces projets et lutter pour un service national et gratuit de soins de santé, sous le contrôle démocratique de la collectivité et duquel serait bannie l’avidité du secteur privé.

Pousser la lutte en avant !

Les revendications du non-marchand sont loin d’être égoïstes, elles sont au contraire on ne peut plus nécessaires à la société. Plus de personnel, plus de moyens, une formation adéquate,… c’est ouvrir la voie à des soins de meilleure qualité pour chacun, et c’est aussi l’une des manières de combattre le chômage chez les jeunes.

Nous avons besoin d’un plan d’action combatif, la manifestation du 9 juin ne doit être ni une simple balade avant les vacances, ni la fin de la lutte. Luttons jusqu’à l’obtention de toutes nos revendications !

Non-marchand en colère : Il nous faut un plan d’action

Le 26 avril, le front commun syndical du non-marchand a envoyé une lettre au Premier Ministre Yves Leterme afin de lui demander les raisons de l’absence de toute négociation concernant l’accord pluriannuel pour le secteur fédéral de la santé. La lettre déclare : ‘‘En 2011 les partenaires sociaux ont conclu un soi-disant ‘‘mini-accord’’ pour une durée d’une année. (…) Sur divers points, cet accord ne répond pas aux attentes légitimes des travailleurs du secteur fédéral de la santé.’’

Pour les secteurs fédéraux, il n’y a même pas encore d’agenda de négociation. Si la manifestation nationale du 9 juin n’obtient pas de résultat concret, nous aurons à passer à des actions plus dures après les vacances, à l’exemple des grèves dans le secteur handicap en Flandre.

Nous proposons d’élaborer un plan d’action détaillé avec une escalade dans le temps et la portée. Comment construire un tel plan d’action ?

1. Organiser des grèves de 24 heures dans un grand hôpital par province, chaque mois à partir de septembre. Ces grèves doivent se faire en front commun syndical et avec des piquets de grève massifs qui peuvent prendre le caractère d’une petite manifestation. Tous les militants de la province peuvent être mobilisés vers ce piquet. Bien sûr, il faut avoir un calendrier précis des grèves depuis le début et donner ce calendrier au gouvernement et aux employeurs, pour qu’il soit clair pour tout le monde que les actions sont sérieuses. Cette méthode a comme avantage de continuer la lutte durant toute une période sans mettre toutes ses cartes sur la table dès le début.

2. Si la perspective de grèves mensuelles ne suffit pas pour mettre le gouvernement sous pression, nous pouvons aller vers des grèves de plusieurs hôpitaux par province, à différents jours de la semaine, afin d’être capable de mobiliser pour les piquets. Par exemple : grève à l’hôpital A le mardi, à l’hôpital B le mercredi et à l’hôpital C le jeudi. Ceci étant donné les règles
spécifiques pour les grèves dans les hôpitaux. Cette stratégie a déjà été appliqué dans la précédente ‘‘colère blanche’’ par le SETCA-BHV.

3. Une escalade plus développée, avec des actions dans d’autres secteurs, comme les maisons de repos. Cela peut faire partie d’une construction systématique des actions selon un plan d’action.

Les actions pour l’accord précédent se sont arrêtées faute d’un tel plan d’action. Après différentes manifestations, nous avons eu une grève au finish qui, dans la pratique, était plutôt une grève chaotique et sans coordination. Espérons que les dirigeants syndicaux ont tiré les leçons de cette expérience et qu’ils sont prêts à mener avec la base syndicale la discussion sur un plan d’action offensif.

mardi 17 mai 2011

mercredi 16 mars 2011

Le CTR (Centre de Traumatologie et de Réadaptation) en grève!

Le CTR (Centre de Traumatologie et de Réadaptation) situé sur le site Brugmann à Bruxelles était en grève ce mardi.

Il y a quelques semaines, le personnel de soin du CTR votait à plus de 90% une journée de grève. Ils et elles en ont assez et pressent leurs délégués de déposer un mandat de grève. Le principe qui freine habituellement les travailleurs de la santé de pratiquer des arrêts de travail est ici le moteur de leurs revendications et de leurs actions: l’intérêt du patient !

C’est pour défendre celui-ci que le personnel du CTR se croisait les bras ce mardi. Pas de revendication financière ! ''Nous ne sommes plus à même de remplir nos missions correctement'', explique Vito. ''Nous manquons de personnel. Et ce sont les patients qui en pâtissent. Nous ne demandons pas d’augmentation ou de primes, même si dans le secteur soins de santé c’est une revendication que bien sûr, nous soutenons. Nous voulons traiter nos patients avec respect, sécurité et avec l’excellence qui caractérise notre institution depuis si longtemps. Le personnel est sur les genoux et la direction n’entend rien !''

Une petite dizaine de patients ont insisté pour être présents sur le piquet. En solidarité avec leur personnel de soin. Ils sont venus en chaises et brancards roulants. (La centaine de patients qu’accueille le CTR sont tous des patients qui ont subis de graves traumatismes). Ils sont restés toute la journée et étaient loin d’être les plus silencieux ''En solidarité avec nos infirmières ! Plus de personnel pour le CTR !'' scandaient-ils.

Une quinzaine de membres du personnel étaient présents entourant leurs représentants dès 6h30 devant la porte principale barrée par des tables. Avaient répondu à l’appel à la solidarité : 3 délégués CGSP de Brugmann, 8 délégués SETCa des Cliniques St-Luc et autant du SETCa de l’Hôpital Erasme , la déléguée principale SETCa de l’Hôpital Edith Cavell et 2 permanents du secteur non-marchand du SETCa-BHV.

Des affiches étaient placardées sur la porte d’entrée et dans tout le bâtiment disant :

NOUS SOMMES POUR :

  • Un véritable projet d’institution
  • Un objectif pluridisciplinaire
  • Un centre d’excellence avec des moyens d’excellence
  • Une réelle sécurité des patients
  • Une direction cohérente
  • Plus qu’une belle façade
  • Sécurité et qualité de travail

LE CTR EN GREVE !!! ROUGE DE COLERE !!!

Rassemblement le 15 mars 2011

CAR ENSEMBLE ON EST PLUS FORT !!!''

Hier, le personnel du CTR était résolu, combatif, solidaire, avec des revendications claires et structurées. Certaines grosses têtes de la FGTB ont manqué une leçon. Ils auraient appris plus aujourd’hui sur la réalité du terrain que dans leurs groupes de travail.

Bravo le personnel du CTR !





mardi 14 septembre 2010

Grève des brancardiers à l'hôpital Brugmann

Après plusieurs mois de préparation, ce mardi 7 septembre, les brancardiers de l’hôpital Brugmann ont fait une journée de grève pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et pour défendre leur carnet de revendication. Leur demande principale est l’engagement de 4 ETP supplémentaires pour permettre d’assurer correctement leur travail. A coté de cette revendication, de nombreuses revendications portaient sur leur matériel, infrastructures,…

La question de l’augmentation de la charge de travail est d’une importance cruciale quand on voit la situation catastrophique et généralisée à l’ensemble des hôpitaux publics bruxellois. En effet, les activités n’ont cessé de croître et le personnel sur le terrain reste lui au même nombre. (*)

Cette situation n’est donc malheureusement pas isolée à la seule section transport. Le constat est le même dans l’ensemble des services. Le combat des brancardiers n’est donc qu’un premier pas et ne peut rester isolé pour connaître une fin heureuse. C’est ce qu’ils ont fait passer comme message durant leur grève hier. La quinzaine de brancardiers présents au piquet ont donc fait le tour des services pour expliquer leur combat, inviter les autres membres du personnel à les soutenir et à les rejoindre. Ce premier pas est positif et a su montrer la détermination existante chez les brancardiers malgré la tentative de la direction de saboter leur grève en faisant accomplir leur travail par d’autres catégories de personnel.

Parallèlement, la direction a d’ailleurs directement rencontré les grévistes pour entendre leurs revendications et a prit l’engagement de toutes les satisfaire, sauf sur les 4 ETP. Elle a fixé une deadline au 6/10 pour faire savoir sa réponse après une étude menée en interne. Les grévistes ont tenu une assemblée suite à ces propositions et ont décidé de suspendre la grève jusqu’à cette date en promettant de repartir en grève si leur demande d’engagements n’était pas prise en considération.

Cette expérience a été une première démonstration de force pour les brancardiers qui désormais se tiennent prêts à réagir dès que cela sera nécessaire. Leur combat est en fait celui de tous les travailleurs des soins de santé qui tous vivent aujourd’hui une dégradation de leurs conditions de travail et des soins aux patients. Seule la lutte paie !!

(*) « En passant de 587.000 à plus d'un million de patients en 2007, les consultations de ces hôpitaux ont ainsi accueilli quasi deux fois plus de visiteurs qu'en 1997. Les hospitalisations d'un jour ne cessent également d'augmenter dans le réseau, passant de 42.000 à plus de 51.000, entre 2005 et 2007 (source : Le Soir en 2009) »

samedi 3 juillet 2010

Plan d’attractivité pour la profession infirmière, Le Roi a signé.

tract SETCa

Secteurs fédéraux de la santé
PLAN D’ATTRACTIVITÉ POUR LA PROFESSION INFIRMIÈRE, LE ROI A SIGNÉ.

C’est fait. Si les employeurs ont refusé de conclure les conventions collectives concrétisant la mise en œuvre de l’Accord tripartite du 4 mars 2010 relatif à l’exécution du plan d’attractivité pour la profession infirmière, le Roi a signé en date du 22 juin 2010 l’AR proposé par la Ministre de la Santé et des Affaires sociales, Laurette Onkelinx, imposant les mesures au bénéfice des travailleurs.

Cet Arrêté Royal permet de concrétiser 2 mesures :
1. L’octroi d’une prime pour les titres et qualifications professionnels particuliers
2. L’octroi d’un supplément pour les prestations inconfortables
Il précise également le découpage des plages horaires d’une journée de travail.
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Les primes pour les titres et qualifications

LE MONTANT

- Prime annuelle de 1.113,80 €* pour les infirmiers détenteurs d’une qualification particulière*
- Prime annuelle de 3.341,50 €* pour les infirmiers porteurs d’un titre professionnel particulier* (* Titres et qualifications sont énumérés dans l’AR du 27 septembre 2006-Primes indexées)

LE SECTEUR DE TRAVAIL

- En hôpital, être occupé dans un service, un secteur, un programme prévoyant la spécialisation.
- En MR/MRS, exercer la fonction d’infirmier

LA DATE DE PAIEMENT

- En septembre de chaque année au prorata du temps de travail et du nombre de mois travaillés du 1 septembre de l’année précédente au 31 août de l’année en cours.

Les suppléments horaires

LES PERSONNES CONCERNEES, LES AIDES-SOIGNANTS AUSSI

- Le personnel infirmier et aide-soignant en hôpital, MR/MRS, MSP, soins à domicile, maisons médicales et HP au chevet du malade
- Le personnel exerçant la fonction d’éducateur dans les équipes psychiatriques dans les hôpitaux généraux, dans les hôpitaux psychiatriques et les MSP

LA FIXATION DES PLAGES HORAIRES

- Le jour, de 8h à 18h
- Le soir, de 18h à 20h
- La nuit de 20h à 6h
- Le matin, de 6h à 8h

LE SURSALAIRE POUR LES PRESTATIONS DU SOIR

- Sursalaire de 20% pour les prestations entre 19 et 20h quel que soit le jour de la semaine
- Le sursalaire des samedi / dimanche / jour férié est d’application s’il est supérieur aux 20%
- Les accords et usages locaux plus favorables pour les autres catégories professionnelles et dans les autres secteurs restent acquis

SURSALAIRE POUR LES PRESTATIONS DE NUIT

- Sur base des sursalaires existants, toutes les heures de prestation comprises entre 20h et 6h donnent droit à un sursalaire
- Il en va de même, pour les heures de prestation qui commencent avant 20h ou se termine après 6h dans la mesure où la prestation dépasse minuit.
- Les accords et usages locaux plus favorables pour les autres catégories professionnelles et dans les autres secteurs restent acquis.

La date d’entrée en vigueur

- La date d’application est fixée au 1 janvier 2010
- Les sursalaires nouveaux doivent être payés mensuellement dès le 1 juillet 2010
- Les sursalaires nouveaux pro-mérités pour la période du 1 janvier au 30 juin 2010 sont payés au plus tard le 1 juillet 2010 sous la forme d’une prime de rattrapage.
- Certains employeurs plus rébarbatifs pourraient attendre la parution de l’AR dans le Moniteur pour appliquer les mesures. Cette ultime bravade ne ferait que de reporter de quelques semaines ce qui restera de toute façon pour eux une obligation d’exécution.
- N’oublions pas que les employeurs bénéficient d’un financement de 90 millions d’euros pour exécuter ces mesures
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En savoir plus, besoin d’aide, …
N’hésitez pas à prendre contact avec vos délégués SETCa dans votre institution ou votre Régionale SETCa.

mercredi 9 juin 2010

cahier d'Hypertension de 8 juin 2010

Lisez le texte intégral ici.

mardi 18 mai 2010

Tract et affiche FGTB + front commun pour la manif du Non-Marchand de 8 juin

Les secteurs Non Marchand de la FGTB
Non Marchand, en avant !
POUR PLUS DE JOBS ET DE POUVOIR D’ACHAT
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Depuis plusieurs mois, nos cahiers de revendications pour les secteurs fédéraux, régionaux et communautaires ont été déposés. A aucun niveau les négociations n’ont véritablement commencé. Aucune prévision budgétaire n’a été formulée. Silence « assourdissant » chez les uns, mise en attente chez les autres, absence d’interlocuteur au niveau fédéral.Il est temps de réagir !
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Pour intensifier la pression sur la sphère politique
La prise en compte de nos cahiers de revendications doit constituer une des priorités pour tous les gouvernements. Nous l’avons déjà fait savoir. Vu le peu de résultats, nous devons maintenant intensifier la pression sur la sphère politique !
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Pour garder l’attention fixée sur le secteur Non Marchand
Le secteur Non Marchand est au cœur de notre système solidaire et fédérateur de sécurité sociale ! Il s’agit d’un secteur essentiel, encore plus en période de crise. Il est grand temps que les politiques s’en rendent compte et rencontrent les revendications des travailleurs du secteur.
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Pour lancer un message fort à des employeurs de plus en plus attentistes et antisociaux
Les patrons (sauf quelques uns) multiplient les blocages : ils refusent toujours de signer certaines conventions fondamentales. Lançons un signal fort à leur encontre.
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Unissons-nous face à cet immobilisme
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Manifestons ensemble avec tous les secteurs du Non Marchand à Bruxelles, le 8 juin prochain 10h30, Gare du Nord
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Un préavis de grève a été déposé dans chaque commission paritaire.
D’autres informations pratiques suivront encore ultérieurement.
Prenez contact avec votre centrale FGTB.
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Affiche et tracte du front commun syndical:

CNE - SETCa - CGSLB - CG FGTB - HORVAL FGTB - CSC Batiment/Industrie - CSC Services Publics
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jeudi 29 avril 2010

Les brancardiers du CHC Liège en grève!

Réaction des militants du secteur des soins de santé du PSL

Depuis vendredi passé (24/04), les brancardiers du CHC Liège sont partis en grève. La grève a ensuite été reconduite lundi soir suite au refus de la direction de satisfaire les revendications du personnel. Les brancardiers dénoncent la surcharge de travail et revendiquent donc l’engagements de minimum deux équivalents temps plein ainsi qu’une revalorisation salariale.
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Comme dans beaucoup de conflits sociaux, la direction essaye de monter le reste du personnel contre leurs collègues en lutte. Le travail des brancardiers est en effet assuré depuis de début de la grève par les stagiaires infirmières pour tenter de rendre leurs actions de grève inefficaces. La direction déclare : « Malgré une charge de travail importante, le personnel des unités de soins pallie donc le manque de brancardiers de manière à éviter de perturber le quartier opératoire, les services médicotechniques et, plus important encore, les patients. ». Une belle tentative de division en essayant de monter le reste du personnel de l’institution et les patients contre les travailleurs en action. Face à cette manœuvre inacceptable de la direction et cette nouvelle atteinte au droit de grève, les syndicats ont organisé une action de blocage de l’Unité administrative et logistique de l’hôpital. Les brancardiers tentent aussi d’empêcher d’autres catégories de personnel de brancarder à leur place.
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Dans ce même communiqué arrogant, la direction déclare qu’il est hors de question de céder aux attentes des brancardiers "ni sur la hausse barémique, ni sur l'engagement de deux équivalents temps plein (ETP) supplémentaires". Face à cette déclaration, les représentants des brancardiers ont déclaré qu’ils sont "vraiment déterminés à montrer qu'ils ne se laisseront pas faire et qu'ils iront jusqu'au bout de leurs revendications".La situation que vit le personnel du CHC Liège face à la surcharge et la dégradation des conditions de travail ainsi que sur les salaires de misère fait drôlement penser à celle de nombreuses autres institutions de soins belges.
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Utiliser l’argument du bien-être du patient dans ce contexte de grève est une attitude on ne peut plus hypocrite de la direction sachant la situation catastrophique dans laquelle se trouve depuis des années nos hôpitaux. C’est la politique du gouvernement et des institutions qui est responsable du mauvais accueil et des mauvais soins donnés aux patients et non pas le personnel qui est d’ailleurs le seul à vivre la réalité sur le terrain. Le manque de financement et l’augmentation considérable de la charge de travail sont à la base de l’ensemble des problématiques que vit le secteur. On est tous confrontés à cette volonté des différentes directions de vouloir nous faire faire toujours plus avec toujours moins de personnel sur le terrain.
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C’est pourquoi les membres et sympathisants du PSL actifs dans le secteur des soins de santé veulent féliciter leurs collègues de Liège et la détermination avec laquelle ils ont entamé leur combat. Il est aujourd’hui grand temps que nos syndicats organisent à l’échelle nationale un plan d’action d’envergure pour exiger un refinancement des soins de santé et un engagement massif du personnel nécessaire. Nous pensons aussi qu’il faut essayer à tout prix de ne pas se laisser isoler et qu’il est important d’essayer de construire la solidarité avec l’ensemble du personnel et des patients de nos institutions. C’est pourquoi nous exprimons notre totale solidarité avec les camarades du CHC de Liège et nous nous engageons à informer nos collègues partout ou nous sommes présents !

jeudi 25 mars 2010

tract Hypertension, édition Brugmann mars 2010

Hypertension Brugmann :
Hôpitaux publics en détresse : un plan d’action est nécessaire !

Ce n’est pas nouveau, depuis des années, l’ensemble des travailleurs des hôpitaux publics ressent au quotidien une dégradation accélérée de ses conditions de travail. En effet, depuis dix ans, les cinq hôpitaux publics bruxellois (réseau IRIS) ont vu leurs activités sans cesse augmenter. En passant de 587.000 à plus d'un million de patients en 2007, les consultations de ces hôpitaux ont ainsi accueilli quasi deux fois plus de visiteurs qu'en 1997. Les hospitalisations d'un jour ne cessent également d'augmenter dans le réseau, passant de 42.000 à plus de 51.000, entre 2005 et 2007 (source : Le Soir en 2009).

Nos directions s’en vantent bien évidemment, omettant les conséquences pour les patients et les travailleurs du secteur dans une situation où le personnel au service du patient, lui n’augmente pas ! Dans notre institution, soumise par la direction à un « plan social », on peut même dire que le nombre de travailleurs diminue (plus de 80 départs sont prévus). Cette croissance des activités augmente donc les rentrées financières, mais ne sert ni à l’engagement de personnel supplémentaire, ni à l’amélioration de nos conditions de travail ou encore à l’augmentation des salaires.

Les patients sont bien évidemment victimes de ces problèmes structurels. Avec le manque de temps et le stress du personnel, les soins aux patients ne peuvent se faire dans les meilleures conditions. Pourtant chaque travailleur fait clairement de son mieux pour pallier aux carences. Les heures supplémentaires accumulées en sont bien la preuve. Les patients ne sont pas des marchandises ou des chiffres comptables… pour le personnel en tout cas.

Pour la direction, le point de vue semble radicalement différent. Sous le prétexte d’un nouveau programme de gestion des heures, celle-ci n’à en effet rien de trouver de mieux que de vouloir « voler » une grosse partie des heures supplémentaires prestées.

Non contente de nous surexploiter pour son « équilibre budgétaire », la direction voudrait que cela ne lui coûte rien. Ceci ajouté aux intimidations et pressions individuelles (changements d’horaires constants, imposition de journées de 12h,…) sur les membres du personnel, il n’est pas étonnant que les tensions soient croissantes, que le nombre de burn-out explose et que beaucoup d’entre nous décident de quitter l’hôpital.

Il est grand temps que l’on s’attaque à cette situation catastrophique. Les actions de l’année passée contre la suppression des heures supplémentaires étaient un bon début dans ce sens. Il aurait fallu saisir l’occasion pour dénoncer le manque de personnel récurrent, la dégradation de nos conditions de travail,…en organisant un plan d’action mobilisateur. Il ne faut pas se voiler la face : les causes de l’explosion des heures supplémentaires par exemple sont toujours présentes et la situation ne va que s’empirer.

Il va être crucial dans les mois à venir de s’organiser et de s’unifier autour de revendications combatives pour construire un rapport de force sérieux face à la direction. Nous appelons tous les travailleurs, militants et délégués syndicaux à discuter et mobiliser autour d’eux et à engager la discussion avec leurs responsables syndicaux sur la nécessité d’une réaction organisée face à l’arrogance de la direction. On ne peut plus laisser faire !!

mardi 23 mars 2010

Une victoire pour les opposants à un Ordre Infirmier

Historique:
En 2008 la ministre Onkelinx demandait, dans le cadre de son "Plan d'attractivité de la profession infirmière " au Conseil National de l'Art Infirmier (CNAI) de donner un avis sur " l'opportunité de la création d'un Ordre Infirmier."

Aujourd'hui 18 mars 2010, après de nombreuses discussions, entre autre dans le Groupe de travail spécial du CNAI, et sans oublier la campagne du front commun syndical, la question fut soumise au vote de l'assemblée pleinière du CNAI. Il y eu concrètement un vote sur "l'opportunité de créer un Ordre de l'Art Infirmier ou un organe similaire". Résultat des votes: 5 pour, 8 contre, 1 abstention (le médecin qui siégeait)

En clair: le Conseil National de l'Art Infirmier donne un avis négatif au ministre en ce qui concerne la création d'un Ordre.

Mais la question d'un Ordre, comme le monstre du Loch Ness, remonte régulièrement à la surface... et rien n'oblige évidemment la ministre à écouter cet avis...

Espérons qu'il n'y ai PAS de suite!

Plus d'info:
le tract du front commun contre l'ordre infirmier
groupe facebook CSC Services Publics contre l'ordre infirmier
groupe facebook CNE contre l'ordre
groupe facebook front commun néerlandophone: BBTK- ACV Openbare Diensten- ACOD

jeudi 4 septembre 2008

HOPITAL FRANCAIS: messages SETCa-BBTK

COMMUNIQUE DE PRESSE SETCA-BBTK 03/09/2008

Cher(e)s Collègues,

L’action prévue par les délégués de l’Hôpital français ce vendredi après-midi est suspendue jusqu’à la fin de la semaine prochaine.
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Pour rappel, les liquidateurs de l’Hôpital français, refusaient de payer le mois d’août aux travailleurs protégés qui n’avaient toujours pas retrouvé d’emploi et qui ne pouvaient donc pas bénéficier des allocations de chômage.
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Une réunion ce matin a permis de trouver un accord avec les liquidateurs. Ils sont d’accord de payer les 20 travailleurs concernés (13 SETCa et 7 CNE). Ils sont d’accord de donner les documents sociaux à tous les travailleurs protégés.
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Les organisations syndicales ont promis d’envoyer un courrier à tous les autres travailleurs protégés pour leur demander à partir de quand ils avaient retrouvé un travail et éviter ainsi le paiement d’une double rémunération.

Là ou un désaccord subsiste c’est que les liquidateurs ne sont pas d’accord de payer l’indemnité de rupture due à tous les travailleurs licenciés de l’HF qui ont retrouvé un travail avec reprise complète de l’ancienneté !

Nous nous revoyons à ce sujet et pour faire également l’inventaire de problèmes non résolus vis-à-vis des déclarations de créances des travailleurs, le 13 octobre à 10h chez Maître DAL.
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Message SETCa-BBTK 02/09/2008

AUX MILITANTS DU SECTEUR NON MARCHAND

APPEL A LA SOLIDARITE – HOPITAL FRANCAIS
VENDREDI 5.9.2008 – 15 HEURES – AVENUE LOUISE

Cher(e)s Collègues,
Nous vous demandons de prendre connaissance du communiqué de presse diffusé ce 1er septembre 2008.
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« Les liquidateurs de l’Hôpital Français ont licencié les travailleurs protégés de l’hôpital français le 26 août.
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Jusque là, je n'ai pas de problème.
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En effet, si la demande était faite par les liquidateurs le 25 juin 2008 à la commission paritaire de lever les protections des travailleurs protégés (au sens de la Loi sur les élections sociales CE et CPPT) et sans réponse de la CP, ils pouvaient donner les préavis.
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Mais les travailleurs apprennent, le jour où ils sont licenciés, qu’ils ne seront pas payés pour le mois d’août alors qu’ils l’ont été jusque là !
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Il s’agit d’une vingtaine de travailleurs qui n’ont pas encore retrouvé d’emploi et qui ne pouvaient pas s’inscrire à l’ONEM et au chômage puisqu’ils étaient toujours sous contrat de travail, sans travail...
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La réponse des liquidateurs est, de manière simplifiée, qu’ils ne veulent pas créer de discrimination avec les autres travailleurs !
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Pourquoi ont-il payé à ces travailleurs protégés déjà un mois de plus que les autres (juillet) et soudainement mangent leurs engagements et décident tout d’un coup de ne plus payer le mois d’août !
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Les travailleurs concernés iront personnellement dire ce qu’ils pensent de tout cela, après s’être inscrit au CPAS, c’est tout ce qu’ils peuvent faire aux liquidateurs mercredi 3 septembre le matin !
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Décidément, le sort s’acharne bien fort sur des travailleurs déjà bien ébranlés par cette catastrophe sociale... »

Nous vous demandons de manifester votre solidarité vis-à-vis de ces travailleurs ce vendredi 5 septembre à 15 heures, avenue Louise, 99 – 1050 Bruxelles, à moins que la situation se débloque d’ici là.
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Veuillez téléphoner à notre secrétariat afin de vous assurer du maintien ou non de cette action
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ENSEMBLE, ON EST PLUS FORTS !

dimanche 18 mai 2008

Hôpital Français [suite 2]

Fin de semaine passée, je vous faisais part des actions entreprises par les travailleurs de l’Hôpital Français. Voici quelques nouvelles de la suite des événements:

-Les travailleurs voulaient occuper le site jusqu’au mardi 13/5
Le samedi 10, les travailleurs ont trouvé le site fermé et surveillé par des vigiles d’une firme de surveillance privée.

-Les travailleurs seraient payés mais ne devaient pas prester les heures.
La direction « réquisitionne » les présents et les fait ranger, nettoyer, inventorier, emballer les draps, etc… Ils ne sont admis sur le site qu’entre 8h et 17h. Le salaire est garantit jusqu’au vendredi 16/5.

-Des repreneurs s’étaient fait connaître.
* Piste « Ville de Bruxelles-Erasme » (Non-marchand public)
+/- 250 ETP repris
* Piste « St-Luc – St-Jean » (Non-marchand privé subsidié )
Déclaration d’intention mais peu ou pas de chiffres ou d’éléments concrets.
Ils devaient remettre un dossier fin mai début juin.
* Senior Assist (Privé du secteur des Maison de retraites)
Transformation en Home ou en Maison de Retraite et de Soin
Je n’ai pas d’autres infos si ce n’est que cela implique des travaux de rénovation.
Quid des reprises de personnel ?
D’autres sources disent que Senior Assist ne serait prêt à reprendre que les seuls bâtiments.

-AG du 13/5
Le permanent SETCa/BBTK francophone Y. Dupuis étant dans l’impossibilité de venir, c’est son collègue néerlandophone R. Reynders qui vient épauler la délégation SETCa.
Une bonne centaine de travailleurs sont présents.
Il y a du avoir un bug lors de la fixation du RV car la CNE ne se présente pas, pour eux l’AG
devait avoir lieu le lendemain. Cela a, malheureusement créé une tension et de la suspicion entre les deux délégations.
Après avoir attendu la CNE l’AG a quand même eu lieu. La position du SETCa a été soumise aux travailleurs.
Le Setca soutien la piste « Ville de Bruxelles-Erasme » qui garantirait le plus de travailleurs repris.

-Plus de sous.
Le BMF (Budget des Moyens Financiers) est effectivement bloqué à la banque.

Toute cette situation finit quand même par éroder la combativité des travailleurs. Certains finissent par se dire qu’une liquidation judiciaire serait préférable car ils pensent qu’ils toucheront leur argent plus vite.
Pour les délégués, l’impression est que tout le monde est à bout.

Arrivée de l’administrateur provisoire Mme Linday vendredi 16

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’évolution (la dégradation ?) de la situation.

samedi 10 mai 2008

Hôpital Français [suite]

La proposition d’administrateur provisoire a été acceptée par les travailleurs présents et leurs représentants syndicaux.
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C’est une juriste spécialisée dans ce genre d’affaire appartenant au SFP Emploi (Ministère du Travail) qui assumera cette tâche et fera le relai entre les différentes parties et les repreneurs potentiels.
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Les travailleurs continueront à être payés mais ne devrons pas prester les heures de travail. Ce qui n’est pas un cadeau de la direction. Il n’y a plus de médecin en suffisance, le site est à l’arrêt et toujours pas de sous pour faire tourner l’outil.
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Dès lors, la direction a été libérée vers 22h.
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Les délégations se réuniront mardi 13/5 pour faire le point et une Assemblée du personnel se tiendra mercredi 14/5.
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En attendant les travailleurs refusent de quitter le site et assurerons une occupation de l’institution jusqu'à mardi.
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C’est dans le combat en commun que la force de la classe ouvrière montre toute son ampleur.
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Bien sûr les travailleurs ont obtenu une petite bouffée d’oxygène. Mais ils ont gagné une bataille, la direction n’a pas su euthanasier l’hôpital. La lutte ne fait que commencer mais les travailleurs de l’Hôpital Français pourront, dans cette victoire, puiser la force de continuer.

« Qui lutte peut perdre.
Qui ne lutte pas a déjà perdu… »